Retraite progressive 2026 : élargissement aux agents publics
taux temps partiel min
50%
taux temps partiel max
90%
age minimum
60 ans
duree assurance requise
150 trimestres
date entree vigueur
1er septembre 2023
Un dispositif enfin ouvert aux trois fonctions publiques
Issue de la réforme des retraites de 2023, la retraite progressive est ouverte aux fonctionnaires des trois versants (État, territoriale, hospitalière) depuis le 1er septembre 2023, en application du décret n° 2023-751 du 10 août 2023. Auparavant réservée aux salariés du privé et aux contractuels relevant du régime général, elle permet désormais à un agent public de réduire son temps de travail tout en touchant une fraction de sa pension.
Les conditions sont alignées avec celles du privé : avoir atteint l'âge légal minore de deux ans (soit 60 ans en 2026 pour une génération à 62 ans), justifier d'au moins 150 trimestres tous régimes confondus et exercer à une quotité comprise entre 50% et 90% d'un temps plein. La demande passe par le service RH et le service des retraites de l'État (SRE) ou la CNRACL.
Comment se calcule la pension partielle
La pension partielle versée est strictement proportionnelle à la quotité non travaillée. Un attaché territorial qui passe à 70% de temps partiel touchera donc 30% de sa pension théorique, calculée comme s'il liquidait ses droits à la date de la demande. Cette pension s'ajoute au traitement indiciaire réduit, ce qui maintient généralement un revenu net supérieur à 85% du salaire d'origine.
Point clé souvent méconnu : l'agent continue d'acquérir des droits. Il peut même demander a surcotiser sur la base d'un temps plein, en payant les parts salariale et patronale supplémentaires, pour neutraliser totalement l'impact sur sa future pension définitive. Pour estimer le manque à gagner, le simulateur de retraite intègre ces paramètres, et le calculateur de salaire chiffre l'impact net du passage à temps partiel.
Bilan à mi-2026 et points de vigilance
Selon les premiers chiffres remontes par la DGAFP, le dispositif reste sous-utilise : moins de 5 000 agents publics y ont recouru depuis son entrée en vigueur, loin des projections initiales. En cause : un manque d'information dans les services RH, la complexité des arbitrages financiers et la crainte d'un refus hiérarchique, l'employeur public pouvant opposer un refus motive en cas d'incompatibilité avec le service.
Avant de se lancer, mieux vaut donc vérifier trois points : la compatibilité du poste avec un temps partiel, l'impact réel sur la pension définitive et la fiscalité de la pension partielle (imposable au barème). Notre dossier sur la réforme 2023 détaille les autres mesures applicables aux agents publics.
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