Combien vous verser en tant que dirigeant ?
Comparez votre rémunération nette selon votre statut : SASU, SARL, EURL, micro-entreprise, EI, portage salarial. Trouvez le statut le plus avantageux pour votre activité.
Quel statut choisir pour se verser un salaire ?
Le choix du statut juridique est crucial pour un dirigeant : il détermine votre protection sociale, le montant de vos cotisations, votre imposition et les arbitrages possibles entre salaire et dividendes. Chaque statut a ses avantages et inconvénients selon votre activité, votre chiffre d'affaires et vos objectifs.
SASU : président assimilé salarié
Le président de SASU relève du régime général de la sécurité sociale (comme un salarié), hors assurance chômage. Les cotisations sociales représentent environ 75% du net perçu (part salariale + part patronale). Ce statut offre la meilleure protection sociale (retraite de base et complémentaire, maladie, prévoyance) mais reste le plus coûteux en charges.
Les dividendes relèvent du prélèvement forfaitaire unique de 31,4 % depuis le 1er janvier 2026 : 12,8 % d'impôt sur le revenu et 18,6 % de prélèvements sociaux. Au-delà d'un certain seuil de rémunération, arbitrer entre salaire et dividendes devient intéressant.
SARL / EURL : régime des indépendants (TNS)
Le gérant majoritaire de SARL (ou l'associé unique d'EURL) est Travailleur Non Salarié (TNS), rattaché à la Sécurité sociale des Indépendants (SSI). Les cotisations représentent environ 45% de la rémunération brute : c'est le statut le plus économique en cotisations.
Attention : les dividendes dépassant 10% du capital social + primes d'émission + compte courant sont soumis aux cotisations sociales TNS. L'arbitrage salaire/dividendes est donc moins intéressant qu'en SASU.
Micro-entreprise : simplicité mais plafonds
Le régime micro-entreprise applique des cotisations proportionnelles au chiffre d'affaires (pas au bénéfice) :
- 21.2% pour les prestations de services BNC et BIC (activités libérales non réglementées)
- 23.2% pour les professions libérales affiliées à la CIPAV
- 12.3% pour la vente de marchandises
Plafonds 2026 : 77 700 EUR de CA pour les services, 188 700 EUR pour la vente. Au-delà, bascule obligatoire vers le régime réel. Simplicité comptable maximale mais pas d'optimisation possible.
Entreprise Individuelle (EI) au réel
L'EI au régime réel (hors micro) est TNS comme le gérant majoritaire de SARL. Les cotisations représentent environ 45% du bénéfice net. Depuis 2022, le patrimoine professionnel est automatiquement séparé du patrimoine personnel. Option possible pour l'impôt sur les sociétés (IS).
Portage salarial : sécurité maximale, coût élevé
En portage salarial, vous êtes salarié de la société de portage et bénéficiez du statut salarié classique (régime général + assurance chômage). Les frais de gestion de la société de portage représentent environ 10% du CA HT. Le coût total est le plus élevé, mais la protection sociale est la meilleure (chômage inclus). Intéressant pour démarrer une activité sans créer de structure.
Ce qui fait varier la rémunération nette d'un dirigeant
À chiffre d'affaires égal, plusieurs paramètres modifient ce qui reste au dirigeant une fois les prélèvements acquittés :
- Répartition salaire / dividendes : en SASU, le salaire ouvre des droits sociaux (retraite, prévoyance) ; les dividendes n'en ouvrent pas et relèvent du prélèvement forfaitaire unique de 31,4 %. Le plafond de la Sécurité sociale (48 060 EUR en 2026) sert souvent de repère dans les simulations
- Épargne salariale : PEE, PERCO et PER disposent de plafonds d'abondement exonérés
- Frais professionnels : les dépenses engagées pour l'activité (transport, repas, téléphone, fournitures) sont déductibles du résultat au régime réel
- Compte courant d'associé : le remboursement d'une somme prêtée à la société n'est pas imposé sur le principal
- ACRE / ARCE : exonération partielle de cotisations la première année, sous conditions d'éligibilité
Le choix d'une structure et d'une répartition relève d'une étude de situation individuelle, que seul un expert-comptable ou un avocat fiscaliste peut conduire.
Barèmes 2026 (LFSS 2026, SMIC au 1er juin 2026) Page mise à jour le Méthodologie
Avertissement
Les simulations sont fournies à titre strictement indicatif : elles ne constituent pas une consultation juridique, fiscale ou comptable et ne remplacent pas l'avis d'un avocat, d'un expert-comptable ou de l'administration fiscale. Les barèmes utilisés sont ceux en vigueur en 2026. Sources : URSSAF, Service-Public.fr, BOFIP (Bulletin Officiel des Finances Publiques), Code de la Sécurité sociale. Voir la méthodologie.