IPC juillet 2026 : +2,1 % sur un an selon l'INSEE
ipc juillet 2026
+2,1 % sur un an (indice publié le 14 août 2026)
ipc juin 2026
+1,8 % sur un an (indice définitif INSEE du 15 juillet 2026)
ipc harmonise juillet 2026
+2,4 % sur un an (IPCH, comparaisons européennes)
Un indice de juillet 2026 à +2,1 % en glissement annuel
L'INSEE a diffusé l'estimation provisoire de l'IPC de juillet 2026 le 31 juillet, puis l'indice le 14 août 2026. Sur un an, les prix à la consommation progressent de +2,1 % en juillet 2026, après +1,8 % en juin et +2,4 % en mai. L'indice harmonisé (IPCH), utilisé pour les comparaisons européennes, ressort à +2,4 % en juillet, contre +2,0 % en juin.
Le glissement annuel évolue donc en dents de scie depuis le printemps, dans une bande comprise entre 1,8 % et 2,4 %. Les projections d'inflation diffusées plus tôt dans l'année ne sont pas reprises ici : les valeurs retenues dans ce dossier sont celles que l'INSEE a publiées, mois par mois.
Énergie et alimentation : les deux postes qui font l'écart
L'énergie reste le principal facteur de volatilité de l'indice. En juillet 2026, selon la note de l'INSEE du 14 août, elle progresse de +12,6 % sur un an, dont +17,7 % pour le gaz et +20,7 % pour les produits pétroliers, l'inflation sous-jacente s'établissant à +1,3 %. En mai 2026, elle progressait de +16,6 % sur un an, dont +11,3 % pour le gaz. C'est cet écart qui explique la distance entre l'indice d'ensemble et l'inflation sous-jacente, à +1,5 % le même mois. Les prix à la pompe sont suivis semaine par semaine sur le site prix-carburants.gouv.fr.
L'alimentation progresse nettement plus lentement : +1,1 % sur un an en mai 2026. Les produits manufacturés reculent de 0,6 % et les services avancent de +2,1 %. L'inflation sous-jacente, hors énergie et produits frais, demeure l'indicateur de tendance suivi par la BCE pour calibrer sa politique monétaire.
Quelles conséquences pour les salaires ?
Le SMIC a connu deux hausses en 2026 : celle du 1er janvier, puis le jeu du mécanisme d'indexation légale au 1er juin 2026, qui l'a porté de 1 823,03 à 1 867,02 EUR brut mensuel pour 35 h (12,31 EUR de l'heure). Aucune nouvelle hausse n'est intervenue depuis.
Pour les salariés, l'enjeu se déplace vers les négociations annuelles obligatoires (NAO) de la rentrée. Avec une hausse des prix qui s'est tenue au-dessus de 2 % en juillet, une revalorisation inférieure à ce niveau se traduit par une perte de pouvoir d'achat. Le simulateur d'augmentation donne l'effet net d'une proposition chiffrée, et la page évolution des salaires situe une rémunération dans la dynamique de son secteur.
Dossiers associés
Questions fréquentes
Quel a été le taux d'inflation en juillet 2026 ?
Quel a été le taux d'inflation en juillet 2026 ?
Sur un an, les prix à la consommation ont augmenté de 2,1 % en juillet 2026 selon l'INSEE, après +1,8 % en juin et +2,4 % en mai. L'estimation provisoire avait été diffusée le 31 juillet et l'indice publié le 14 août 2026. L'indice harmonisé, utilisé pour les comparaisons européennes, ressort à +2,4 % sur le même mois.
Une inflation à ce niveau peut-elle déclencher une nouvelle hausse du SMIC ?
Une inflation à ce niveau peut-elle déclencher une nouvelle hausse du SMIC ?
La revalorisation automatique du SMIC en cours d'année se déclenche si l'IPC des 20 % de ménages les plus modestes progresse d'au moins 2 % depuis la dernière revalorisation (article L3231-5 du Code du travail). Ce seuil a déjà été franchi une fois en 2026 : le SMIC a été relevé de 2,41 % au 1er juin 2026, à 12,31 EUR de l'heure. Un nouveau déclenchement supposerait 2 % d'inflation supplémentaires depuis cette date ; aucun n'est intervenu à ce jour.
Comment mesurer l'effet de cette inflation sur un salaire net ?
Comment mesurer l'effet de cette inflation sur un salaire net ?
Le simulateur de pouvoir d'achat compare une évolution salariale à l'inflation cumulée sur la période, et le calculateur brut-net 2026 donne le montant net après cotisations. Pour une revalorisation conventionnelle, c'est l'indice publié par l'INSEE, et non une estimation provisoire, qui sert de base de calcul.