IPC juin 2026 : publication INSEE et impact sur les salaires
ipc juin 2026
+1,8 % sur un an (indice définitif INSEE publié le 15 juillet 2026)
ipc mai 2026
+2,4 % sur un an (INSEE)
smic horaire brut
12,31 EUR depuis le 1er juin 2026 (12,02 EUR au 1er janvier 2026)
seuil revalorisation auto
+2 % d'inflation depuis la dernière hausse
Ce que dit l'indice des prix à la consommation de juin 2026
L'INSEE a publié le 15 juillet 2026 l'indice des prix à la consommation (IPC) définitif du mois de juin. Sur un an, les prix progressent de +1,8 % en juin 2026, après +2,4 % en mai. L'indice harmonisé (IPCH), utilisé pour les comparaisons européennes, ressort à +2,0 % en juin, contre +2,8 % en mai.
Cet indicateur, calculé à partir de centaines de milliers de relevés de prix mensuels, mesure l'évolution générale des prix des biens et services consommés par les ménages résidant en France. Le repli d'un mois sur l'autre tient d'abord à l'énergie, dont la contribution s'atténue après le niveau élevé de mai (+16,6 % sur un an ce mois-là). L'indice est diffusé dans la collection Informations rapides de l'INSEE et repris par le ministère du Travail et les partenaires sociaux.
Impact sur le SMIC et les revalorisations salariales
L'IPC sert de boussole légale à plusieurs mécanismes salariaux. En premier lieu, le SMIC est revalorisé automatiquement dès que l'indice des prix des ménages du premier quintile progresse d'au moins 2 % depuis la dernière hausse (article L3231-5 du Code du travail). Ce mécanisme a joué en 2026 : après la revalorisation du 1er janvier (12,02 EUR de l'heure), le SMIC a été relevé une seconde fois au 1er juin 2026, de 2,41 %, à 12,31 EUR brut de l'heure, soit 1 867,02 EUR brut mensuel pour 35 heures. La hausse suivante est attendue au 1er janvier 2027, sauf nouveau franchissement du seuil en cours d'année.
L'IPC alimente aussi les clauses d'indexation des conventions collectives, le calcul du point retraite Agirc-Arrco et la revalorisation annuelle des prestations sociales (RSA, prime d'activité, APL). Un glissement annuel qui évolue en dents de scie d'un mois sur l'autre, comme au printemps 2026, rend la lecture de ces mécanismes plus incertaine : c'est la moyenne sur douze mois, et non le chiffre d'un mois isolé, qui gouverne la plupart des indexations.
Ce que cela change pour votre fiche de paie
Concrètement, le net réel se maintient lorsque la progression du brut suit celle des prix, et recule dans le cas contraire. Avec une hausse des prix de 1,8 % sur un an en juin 2026, une revalorisation inférieure à ce niveau se traduit par une perte de pouvoir d'achat, même si le bulletin de paie affiche un montant plus élevé.
- La clause de revoyure indexée sur l'IPC, lorsque la convention collective en prévoit une ;
- le net après revalorisation, via le calculateur de salaire brut net ;
- la perte ou le gain de pouvoir d'achat sur l'année, via le simulateur d'inflation.
La publication suivante, l'IPC de juillet 2026, est intervenue le 14 août : les prix y progressent de +2,1 % sur un an.