Frais réels vs forfait 10% en 2026 : comment choisir
plafond forfait 10 pct
14 555 EUR (revenus 2025 imposés en 2026)
abattement minimum
509 EUR
taux forfait
10%
seuil bascule indicatif
environ 9 % du salaire net imposable en frais professionnels réels
Le seuil de bascule entre forfait et frais réels
Chaque salarié bénéficie automatiquement de l'abattement forfaitaire de 10 % sur son salaire net imposable, plafonné à 14 555 EUR pour les revenus 2025 déclarés en 2026 (source : barème DGFiP publié au Bulletin officiel des finances publiques). En dessous, ce forfait couvre les dépenses courantes liées à l'emploi : trajets domicile-travail, repas, documentation, vêtements professionnels.
L'arbitrage devient intéressant dès que vos frais réels dépassent ce forfait. Pour un salaire net imposable de 35 000 EUR, le forfait représente 3 500 EUR : il suffit donc de justifier d'environ 9 % de frais réels pour basculer. Un salarié qui fait 30 km aller-retour en voiture 220 jours par an dépasse souvent ce seuil dès le poste de carburant et d'usure, sans compter les repas hors domicile.
Kilomètres, repas, formation : ce qui compte vraiment
Trois postes pèsent dans la majorité des dossiers frais réels :
- Indemnités kilométriques : calcul via le barème kilométrique officiel, réactualisé chaque printemps. Le barème 2026 reste indexé sur la puissance fiscale et la distance annuelle.
- Repas hors domicile : la différence entre le repas pris au travail et un repas à domicile (5,45 EUR forfaitaires en 2025, valeur 2026 à confirmer par le BOSS), déduction des tickets restaurant employeur.
- Formation professionnelle : cours, livres, matériel informatique strictement professionnel, abonnements spécialisés.
Notre dossier frais professionnels 2026 détaille les pièces à conserver. Pour estimer l'impact net, le simulateur d'impôt sur le revenu permet de comparer les deux scénarios en quelques secondes.
Les pièges à éviter avant de cocher la case 1AK
Choisir les frais réels engage le foyer : l'option est annuelle et globale par membre, mais chaque conjoint peut choisir indépendamment. Premier point : la déduction supplémentaire doit couvrir l'éventuelle perte de l'exonération des indemnités de transport versées par l'employeur, qui deviennent imposables.
Second piège : la déduction doit être directement liée à l'activité salariée. Les frais de garde d'enfants, les cotisations syndicales (case 7AC) ou les dons (case 7UF) restent traités séparément. Enfin, l'administration accepte les frais réels même légèrement supérieurs au forfait, mais un écart important sans justificatifs déclenche fréquemment une demande de pièces (article L10 du LPF).