Convention Syntec : nouvelle grille de salaires minima 2026

Par Guillaume Mis à jour le 21/06/2026 2 min de lecture

hausse minima

+2,5 %

position 31 coef 170

23 100 EUR brut/an

position 22 coef 130

26 400 EUR brut/an

position 3 3 coef 270

55 800 EUR brut/an

salaries concernes

1 million

Un avenant salarial qui concerne près d'un million de salariés

La convention collective Syntec (IDCC 1486) couvre les bureaux d'études techniques, les sociétés de conseil et les éditeurs de logiciels. Avec près d'un million de salariés concernés, c'est l'une des plus importantes de France pour les cadres et profils techniques.

L'avenant signé au printemps 2026 par la fédération Syntec et plusieurs organisations syndicales prévoit une revalorisation moyenne de +2,5 % des minima conventionnels, applicable au 1er juillet 2026 après publication au Journal officiel. C'est une hausse légèrement supérieure à celle de 2025 (+2,1 %), justifiée par la fédération patronale par la tension persistante sur les profils ingénieurs et le besoin de compétitivité face aux rémunérations de marché.

L'accord ne touche pas les salaires réels, uniquement les planchers conventionnels par position-coefficient.

Les nouveaux minima par position et coefficient

La grille Syntec distingue trois grandes positions, déclinées en sous-niveaux et coefficients. Voici les principaux nouveaux minima annuels bruts applicables à partir de juillet 2026 :

  • Position 1.1 (coef. 95) — Débutant ETAM : environ 21 700 EUR brut/an
  • Position 2.1 (coef. 105) — ETAM confirmé : environ 22 400 EUR brut/an
  • Position 3.1 (coef. 170) — Ingénieur débutant cadre : 23 100 EUR brut/an
  • Position 2.2 (coef. 130) — Ingénieur confirmé : 26 400 EUR brut/an
  • Position 3.2 (coef. 210) — Cadre confirmé : environ 41 200 EUR brut/an
  • Position 3.3 (coef. 270) — Cadre dirigeant : 55 800 EUR brut/an

Pour convertir ces montants en net mensuel selon votre statut cadre, utilisez le calculateur de salaire brut/net. Consultez aussi le SMIC 2026 pour comparer avec le minimum légal.

Comment réagir face à la revalorisation ?

Si vous êtes salarié sous convention Syntec, comparez votre brut annuel actuel au minimum de votre position-coefficient revalorisé. Si vous êtes en-dessous, l'employeur à l'obligation d'aligner votre rémunération dès juillet 2026 — sans négociation possible.

Pour les salariés déjà au-dessus du minima, l'avenant n'impose rien : c'est le moment d'ouvrir une discussion sur votre évolution salariale, surtout si vous êtes proche du plancher revalorisé (signe d'un retard sur le marché). Utilisez notre simulateur d'augmentation pour estimer l'impact d'une hausse sur votre net et votre impôt sur le revenu.

À noter : la prime de vacances Syntec (10 % des congés payés) reste due, et certaines positions bénéficient en plus de la prime de participation spécifique branche.

Questions fréquentes

Quand la nouvelle grille Syntec 2026 s'applique-t-elle ?

Quand la nouvelle grille Syntec 2026 s'applique-t-elle ?
L'avenant salarial signé au printemps 2026 entre en vigueur le 1er juillet 2026, dès sa publication au Journal officiel et l'arrêté d'extension du ministère du Travail. Les entreprises doivent appliquer les nouveaux minima sur la paie de juillet, sans rétroactivité sauf disposition contraire de l'accord d'entreprise.

Mon salaire réel est supérieur au minima, suis-je concerne ?

Mon salaire réel est supérieur au minima, suis-je concerne ?
Non, l'avenant ne porte que sur les minima conventionnels. Si votre brut dépasse le seuil de votre position-coefficient, l'employeur n'a aucune obligation de revaloriser. En revanche, certains accords d'entreprise prévoient une indexation automatique sur la grille Syntec : vérifiez votre convention interne.

Comment connaître ma position et mon coefficient ?

Comment connaître ma position et mon coefficient ?
Ces informations figurent obligatoirement sur votre bulletin de paie et dans votre contrat de travail. La classification Syntec va de la position 1.1 (débutant) à la position 3.3 (cadre dirigeant), avec des coefficients de 95 à 270. En cas de doute, l'employeur doit justifier la position au regard de vos missions réelles.