Complément de salaire prévoyance 2026 : fiscalité et régime
taux ijss
50% du salaire journalier de base
delai carence cpam
3 jours
csg imposable
6,2%
prelevement source
applique sur IJSS subrogées
IJSS et complément employeur : deux régimes distincts
En cas d'arrêt de travail, le salarié peut percevoir trois sources de revenus au régime social et fiscal différents. Les indemnités journalières de la Sécurité sociale (IJSS) versées par la CPAM après 3 jours de carence représentent 50% du salaire journalier de base, le salaire pris en compte étant plafonné à 1,4 SMIC depuis le 1er avril 2025 (soit une IJ maximale de 42,97 EUR bruts avec le SMIC en vigueur depuis le 1er juin 2026). Elles supportent une CSG à 6,2% et la CRDS à 0,5%, mais sont exonérées des cotisations URSSAF classiques.
Le complément employeur, prévu par la loi de mensualisation ou la convention collective, est en revanche traité comme du salaire ordinaire : cotisations sociales complètes, CSG/CRDS sur revenus d'activité à 9,7%, prélèvement à la source. Les prestations de prévoyance (contrat collectif ou individuel) suivent encore un autre régime, détaillé par le BOSS dans sa rubrique protection sociale complémentaire.
Subrogation : impact concret sur la fiche de paie
La subrogation permet à l'employeur de percevoir directement les IJSS à la place du salarié, en maintenant le salaire sur le bulletin de paie. C'est la pratique majoritaire dans les entreprises ayant un complément conventionnel. Pour le salarié, cela évite la double déclaration et lisse la trésorerie pendant l'arrêt.
Sur le bulletin, les IJSS subrogées apparaissent en déduction du brut maintenu, puis sont réintégrées dans le net imposable. Le prélèvement à la source s'applique sur l'ensemble. Sans subrogation, le salarié reçoit les IJSS de la CPAM (avec PAS déjà prélevé par l'organisme) et l'employeur verse uniquement son complément. Notre calculateur de salaire permet de simuler le net en cas d'arrêt partiel sur le mois.
Prévoyance collective : ce qui change pour l'imposition
Les contrats de prévoyance collective obligatoire (cadres, conventions de branche) sont financés en grande partie par l'employeur. Les prestations versées en cas d'arrêt long sont alors imposables à l'impôt sur le revenu dans la catégorie des traitements et salaires. La part patronale de la cotisation est elle-même soumise à CSG/CRDS et réintégrée partiellement dans le net imposable.
À l'inverse, les contrats individuels Madelin ou loi Pacte souscrits à titre personnel offrent une fiscalité de sortie souvent plus favorable. Pour aller plus loin sur la couverture en cas de perte de revenus, consultez notre simulateur chômage et le dossier SMIC 2026 qui sert de référence pour le calcul du plafond IJSS.