Travailleurs saisonniers été 2026 : TESA, cotisations et droits
fin de contrat
Pas de prime de précarité
contrat tesa
CDD de 3 mois maximum
fin de saison
10 % du brut en congés payés non pris
smic horaire 2026
12,31 EUR depuis le 1er juin 2026
Le TESA, dispositif central pour les employeurs agricoles
Le Titre emploi simplifié agricole (TESA), géré par la MSA, reste en 2026 l'outil de référence pour embaucher un saisonnier dans l'agriculture, la viticulture ou l'arboriculture. Sa déclaration préalable à l'embauche (DPAE) tient lieu de contrat de travail simplifié ; l'employeur saisit ensuite le bulletin de paie, et la MSA calcule les cotisations et le prélèvement à la source.
Deux versions coexistent. Le TESA simplifié couvre les CDD de 3 mois maximum (saisonniers, vendanges, remplacement, surcroît d'activité), quel que soit l'effectif de l'exploitation, à condition que la rémunération mensuelle brute ne dépasse pas 3 fois le plafond mensuel de la Sécurité sociale, soit 12 015 EUR en 2026. Le TESA+ s'adresse aux petites entreprises agricoles sans logiciel de paie, pour les CDI et les CDD de plus de 3 mois.
Hors agriculture, le même rôle est tenu par le Titre emploi service entreprise (TESE) de l'Urssaf, ouvert aux entreprises de moins de 20 salariés du régime général, et au-delà pour les seuls salariés occasionnels. Dans l'hôtellerie et la restauration, le salaire minimum et les avantages du saisonnier se lisent dans la convention collective HCR (IDCC 1979).
Taux horaire d'un saisonnier agricole en 2026
Un saisonnier agricole est payé au moins au SMIC, 12,31 € brut de l'heure depuis le 1er juin 2026. La plupart des exploitations relèvent en outre de la convention collective nationale de la production agricole et des CUMA (IDCC 7024), dont la grille fixe un minimum horaire par palier. Le palier dépend du coefficient attribué au poste par la classification de la convention ; il figure sur le contrat ou le bulletin de paie.
La grille change le 1er octobre 2026 : l'avenant n° 11 du 2 juillet 2026, étendu par arrêté publié au Journal officiel du 6 septembre 2026, remplace celle de l'avenant n° 10 du 20 janvier 2026. Jusqu'au 30 septembre, les trois premiers paliers de l'avenant n° 10 (12,02 €, 12,11 € et 12,28 €) sont inférieurs au SMIC : c'est donc le SMIC qui s'applique.
| Palier | Coefficients | Minimum horaire brut jusqu'au 30 septembre 2026 | Minimum horaire brut à partir du 1er octobre 2026 |
|---|---|---|---|
| Palier 1 | 9 à 11 | 12,31 € (SMIC) | 12,31 € |
| Palier 2 | 12 à 16 | 12,31 € (SMIC) | 12,40 € |
| Palier 3 | 17 à 24 | 12,31 € (SMIC) | 12,57 € |
| Palier 4 | 25 à 35 | 12,55 € | 12,84 € |
| Palier 5 | 36 à 51 | 13,08 € | 13,37 € |
| Palier 6 | 52 à 73 | 13,70 € | 13,99 € |
| Palier 7 | 74 à 104 | 14,50 € | 14,79 € |
| Palier 8 | 105 à 143 | 15,50 € | 15,79 € |
À ce taux s'ajoute, en fin de contrat, l'indemnité compensatrice de congés payés de 10 % pour les congés non pris : au SMIC, le saisonnier perçoit ainsi 13,54 € brut par heure travaillée. Les heures au-delà de 35 heures par semaine sont majorées. Des accords territoriaux, notamment en viticulture, peuvent fixer des minima propres. Le calculateur brut/net convertit ces montants en net ; la grille complète des douze paliers figure sur la page de la convention.
Cotisations et exonérations spécifiques
Les saisonniers agricoles bénéficient d'exonérations TO-DE (Travailleurs Occasionnels Demandeurs d'Emploi) sur les cotisations patronales, totales jusqu'à 1,25 SMIC et dégressives jusqu'à 1,60 SMIC. Le dispositif, qui devait prendre fin au 31 décembre 2025, a été pérennisé par la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2025.
Pour le saisonnier, le salaire minimum est le SMIC horaire, soit 12,31 EUR brut depuis le 1er juin 2026. Une convention de branche peut fixer un minimum supérieur : le montant applicable se lit dans la grille de la convention concernée, sur Légifrance. Les heures supplémentaires au-delà de 35h sont majorées de 25% jusqu'à la 43e heure, puis 50%, et bénéficient de la réduction de cotisations salariales et de l'exonération fiscale dans la limite de 7 500 EUR/an.
Pour estimer votre net, utilisez notre calculateur d'heures supplémentaires en cochant le statut non-cadre.
Droits du saisonnier : congés, reconduction, fin de contrat
Contrairement au CDD classique, le contrat saisonnier n'ouvre pas droit, en principe, à l'indemnité de fin de contrat de 10 %, sauf disposition plus favorable de la convention collective. En revanche, les congés payés non pris pendant le contrat donnent lieu à une indemnité compensatrice égale à 10 % de la rémunération brute, versée à la fin du contrat.
Le contrat saisonnier prend fin avec la saison. Dans les secteurs où l'emploi saisonnier est particulièrement développé, et à défaut d'accord de branche ou d'entreprise, le saisonnier a droit à la reconduction de son contrat s'il a effectué au moins deux mêmes saisons dans l'entreprise sur deux années consécutives et si l'employeur dispose d'un emploi saisonnier compatible avec sa qualification (article L1244-2-2 du Code du travail). L'employeur doit l'informer de ce droit avant la fin du contrat.
Côté droits sociaux, un saisonnier ouvre droit à l'allocation chômage lorsqu'il totalise au moins 130 jours travaillés ou 910 heures sur les 24 derniers mois. Pour la retraite de base, un trimestre est validé par tranche de salaire égale à 150 fois le SMIC horaire en vigueur au 1er janvier, soit 1 803 EUR brut en 2026, quelle que soit la durée travaillée.
Dossiers associés
Questions fréquentes
Quel est le taux horaire d'un saisonnier agricole en 2026 ?
Quel est le taux horaire d'un saisonnier agricole en 2026 ?
Au minimum le SMIC, soit 12,31 € brut de l'heure depuis le 1er juin 2026. Dans les exploitations couvertes par la convention de la production agricole et des CUMA, la grille de l'avenant n° 11 s'applique à partir du 1er octobre 2026 : de 12,31 € au palier 1 à 15,79 € au palier 8, selon le coefficient du poste. S'y ajoute en fin de contrat l'indemnité de congés payés de 10 % pour les congés non pris, soit 13,54 € par heure travaillée au niveau du SMIC.
Un saisonnier touche-t-il une prime de précarité en fin de contrat ?
Un saisonnier touche-t-il une prime de précarité en fin de contrat ?
En principe non : le contrat saisonnier n'ouvre pas droit à l'indemnité de fin de contrat de 10 % versée à la fin d'un CDD classique (article L1243-10 du Code du travail), sauf si la convention collective ou le contrat en disposent autrement. En revanche, les congés payés non pris donnent lieu à une indemnité compensatrice égale à 10 % de la rémunération brute totale, versée à la fin du contrat. Dans l'hôtellerie et la restauration, les règles propres à la branche figurent dans la convention HCR.
Le TESA est-il obligatoire pour embaucher un saisonnier agricole ?
Le TESA est-il obligatoire pour embaucher un saisonnier agricole ?
Non, le TESA est facultatif. Il allège les formalités : la déclaration préalable à l'embauche tient lieu de contrat de travail simplifié, et la MSA calcule les cotisations et le prélèvement à la source à partir du bulletin saisi par l'employeur. Le TESA simplifié couvre les CDD de 3 mois maximum dont la rémunération mensuelle brute ne dépasse pas 3 fois le plafond mensuel de la Sécurité sociale ; pour un CDI ou un CDD plus long, c'est le TESA+.
Un job d'été est-il imposable ?
Un job d'été est-il imposable ?
Les revenus des jobs d'été des étudiants de moins de 26 ans sont exonérés d'impôt sur le revenu dans la limite de 3 SMIC mensuels par an, soit 5 405 EUR pour les revenus 2025 et environ 5 469 EUR pour les revenus 2026 (3 fois le SMIC mensuel brut en vigueur au 1er janvier de l'année : 1 801,80 EUR en 2025, 1 823,03 EUR en 2026). Au-delà, la fraction excédentaire est imposable. Simulez l'impact avec notre simulateur d'impôt sur le revenu.